Ça se passe comme ça, chez ma coiffeuse !

Publié le par elodie

Hairdresser2.jpgLes hommes ne savent pas ce par quoi nous passons pour être de vraies filles : chasse au poil par armes de pointes, passage de thèse en cosmétologie, stages intensifs de danse, sur talons hauts, plats, compensés et j'en passe. Pire, ils croient souvent que ça nous amuse, bon peut-être pas de nous faire arracher les poils, mais par exemple d'aller chez le coiffeur. Eh bien non, j'ai horreur de ça.


Attention, je ne dis pas que je n'aime pas cette sensation d'avoir en même temps les cheveux plus légers et plus brillants, du genre qui accrochent la lumière comme sur les magazines. Quand je sors je suis contente (enfin, parfois je suis furieuse, mais en général je me sens plus jolie qu'en entrant, c'est tout de même l'objectif). Oui, le passage chez le coiffeur, c'est comme le sport : j'adore quand c'est fini. C'est le moment passé là-bas que je n'aime pas.


Dès l'entrée, le bonjour tout sourire de la coiffeuse me tape sur les nerfs. Parce que moi, une personne qui sourit tous les jours, à tout le monde, que ce soit le matin à l'ouverture, le soir à 19h après une journée de boulot dans les pattes, ou le samedi alors qu'elle pourrait être à la plage au lieu d'être dans son salon, je n'y crois pas. Bon admettons. On va dire que c'est une fille géniale, ultra pêchue, qui adore son métier, et qui n'est jamais fatiguée.


C'est pas une raison pour qu'elle m'infantilise : « Alors qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? On fait les mèches ou on attend un peu ? ». A priori ce sont MES mèches qu'ELLE fait. Moi je me contente d'attendre en prenant mon mal en patience. C'est peut être pour ça qu'elle me parle comme si j'avais 2 ans.


Sauf que les jours où j'arrive avec juste l'envie-dechanger-de-tête-mais-je-ne-sais-pas-comment, j'aimerais bien que là, elle me prenne justement un peu en charge. Et non pas qu'elle réponde à mon interrogation existentielle sur le moi profond qu'elle est sensée révéler avec son talent par « on fait comme la dernière fois ? »


Pour m'aider à faire mon choix, elle me propose donc des magazines de coiffure. J'aimerais bien savoir si des personnes normales peuvent se décider à partir des coiffures qu'on trouve dans ce genre de magazine. Le « spécial chignon » peut à la rigueur convenir à une future mariée mais les autres laissent le choix entre des crêpages improbables tout droit sortis des années 80, des colorations téméraires assorties de méchages à haut risque et par-ci par-là, de jolies idées à condition d'avoir 20 ans, un visage de madone, des cheveux sublimes, et au bas mot 1h30 tous les matins pour se refaire la tête de la photo. Le jour où Le magazine de la Coiffure lance un « spécial coiffure pour les vrais gens », j'y trouverai peut-être enfin des idées ! C'est vrai que chez ma coiffeuse, j'ai aussi la possibilité de m'inspirer des photos de Voici, Gala ou Paris Mach, Traduisez des coiffures de Briney Spears, Charlotte Casiraghi ou Cécilia Sarkozy. Mouais.


Ou alors, ces journaux ne sont là que pour alimenter la conversation. Histoire de changer un peu de « Alors, votre petit dernier, il ne parle toujours pas ? » (réponse : non !) et « votre fils, il s'est assagi ? » (réponse : non !) et « votre travail, ce n'est pas trop dur de travailler comme ça en indépendante » (réponse : si !). Alors qu'Ophélie Winter prise en train de se droguer, c'est consensuel comme sujet. Et plus drôle que la météo novembresque du moment.


Et puis il faut bien passer le temps pendant la couleur, les mèches, le shampoing, le soin, la coupe, le brush, le spray. Deux heures en moyenne, pendant lesquelles je suis aveugle puisque sans lunettes, et successivement obligée de regarder droit devant moi (les mèches), le plafond (le shampoing) et de fermer les yeux - ou de me retrouver avec des petits bouts de cheveux dans les yeux (la coupe).


Finalement le meilleur c'est bien la fin. Quand on me rend mes yeux et que je peux juger du résultat, qui chez ma coiffeuse, est généralement positif. Et cerise sur le gâteau, recevoir un regard appréciateur de mon homme ensuite.


A condition qu'il ne me dise pas : « je ne comprends pas comment vous pouvez aimer passer des heures chez le coiffeur, moi ça me prend 10 minutes ! »



Publié dans Ma p'tite vie de fille

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Agnès 07/07/2007 17:50

J'en sors de chez ma coiffeuse, et j'ai trouvé la solution idéale pour ne pas avoir droit aux potins ou aux conversations mémères. J'arrive avec mon bouquin sous le bras, dès que je m'installe, je l'ouvre et je parle le moins possible, je réponds d'un grognement si on me pose une question banale et voilà, le tour est joué. Elle doit certainement me prendre pour un ours mais m'en fiche, du moment qu'elle ne se venge pas sur ma tête c'est le principal.
Comment ça, vous avez dit asociale ??

Hydromiel : j'imagine en effet qu'elle a intérêt à marcher droit ta coiffeuse ;-)

Super Croquette : octobre 2006 ?? là, je suis battue. J'y vais environ 5 à 6 fois par an, il faut bien cacher les affres du temps qui passe et les cheveux qui sont de plus en plus blancs ;-(

elodie 19/07/2007 14:41

Oui mais si j'arrivais avec mon bouquin sous le bras, je ne pourrais plus lire Voici et m'informer des derniers potins. ça serait trop bête tout de même !

Super Croquette 28/06/2007 13:01

Pour moi c'est la terreur tant j'ai peur d'être totalement ratée comme ce jour de mes 16 ans où j'avais la super méga importante fête le soir même...
En plus c'est épuisant ce bruit de sèche cheveux, on arrête pas de te changer de place, c'est quand tu as enfin chouré le Voici de la voisine qu'on te demande de tendre la tête en arrière. GRRRRRRRR!!!
Heu je n'y suis pas allée depuis octobre 2006: c'était super joli mais ça tient 2 jours et j'ai encore plus la haine après.

elodie 28/06/2007 15:53

Tu me bats, sur ce coup là. Mais j'ai aussi un souvenir cuisant d'un ratage complet en tant qu'ado. Ce sont des traumatismes dont il est difficile de se remettre !

hydromiel 27/06/2007 21:27

Un bon coiffeur, c'est comme un bon dentiste : pas facile à trouver. Alors quand on a la perle rare, mieux vaut le chouchouter lol
J'adore ma coiffeuse qui me fait EXACTEMENT ce que je veux. Et c'est pas facile pour elle la pauvre lol

elodie 28/06/2007 09:58

Mais je l'aime bien aussi ma coiffeuse, et la preuve, c'est que je râle rarement en sortant. Et ça, venant de moi, c'est très bon signe  ;-)

freesia 27/06/2007 15:10

Pareil! je déteste ça ! en plus, je ne fais pas de mèches et j'ai toujours : alors on les cache tous ces cheveux blancs?
nan parce que je voudrais que ça dure 10 minutes!!!!

elodie 27/06/2007 16:11

Moi je cache, c'est sans doute pour ça que ça prend du temps. Plus je vieillis, plus c'est long, et moins j'ai la patience. Et dire que je n'ai pas encore 40 ans, qu'est ce que ça sera à 80 !

nathalie 27/06/2007 13:58

je suis comme toi,j'ai horreur de çà,j'ai d'ailleurs abandonné les cheveux courts à cause de çà,mon homme a fini par accepter de couper quelques centimetres de temps en temps et çà roule! ma coiffeuse me fait la gueule tant pis!

elodie 27/06/2007 16:10

Il sait faire ça ton mari ? Moi je n'ose même pas couper les cheveux des enfants. Mais je ruse, même mes fils ont les cheveux longs maintenant.