Ça, c’est une rentrée !

Publié le par elodie

panne.jpgOrdinairement, j’aime bien la rentrée des classes. Ce n’est pas très maternellement correct, mais j’avoue, la rentrée, c’est presque mes vacances à moi. Laisser mes schtroumpfs à l’école, c’est aussi le meilleur moyen de changer de casquette et de pouvoir me remettre à travailler (je parle d’un travail intellectuel ou manuel ou ce que vous voulez, pas celui encore plus éprouvant de mère à plein temps) un peu plus tranquillement. Et la maison retrouve son calme quelques heures par jour, un peu de paix (c’est le cas de le dire, vu la guerre que se mènent quotidiennement ma Sauterelle et mon Terrible), ça ne fait pas de mal.

 

Pourtant hier soir, je n’éprouvais pas mon habituel plaisir à l’idée de la rentrée. Je mettais ça sur le compte de l’ambiance de noël qu’il faudrait définitivement quitter (n’en déplaise au Petit dernier qui me parle déjà du prochain passage du père noël), sur l’hiver qui n’en est qu’à ses débuts, sur la fin des grasses matinées (tout est relatif, mais une chose est sûre en vacances je ne me lève pas à 6h40 !). Mouais. J’aurais du comprendre qu’il s’agissait d’un pressentiment.

 

D’abord je ne me suis pas levée à 6h40 mais à 5h40. Non, je ne me suis pas trompée d’heure en réglant mon réveil, mais j’ai subi un « maman j’ai peur » suivi d’un « maman pipi » de Petit dernier. Je vous vois venir, vous allez me dire que les vacances n’y auraient rien changé. Eh bien si. En vacances j’aurais eu le temps de me rendormir. Alors que là, je commençais tout juste à sentir l’engourdissement qui précède la douce plongée dans le sommeil quand le bruit le plus abominable de la terre (la sonnerie de mon réveil) m’a fait reprendre contact avec la réalité.

 

En fait de réalité, j’ai été servie en entendant les premiers mots de mon mari. Ce n’avait rien de classique du style « bonjour mon amour » ou de tendre dans le genre « j’adore me réveiller à tes côtés le matin » (faut pas rêver, c’est un lundi matin de rentrée, pas un anniversaire de mariage à Venise). Ce n’était même pas un truc terre à terre comme « il est l’heure de se lever ». C’était juste cauchemardesque : « tu as vu la taille de l’araignée au plafond ?». Et vu la taille de la bestiole en question, je n’ai même pas eu à lui demander « où ça ?» pour la découvrir en poils et en pattes. C’est étonnant comme j’ai trouvé rapidement le chemin de la douche ce matin ! Tout plutôt que de rester dans la même pièce que ce monstre, avec lequel j’ai tout de même passé la nuit (et non ce n’est pas mon mari que je traite de monstre, mais la chose avec un gros corps et 8 grosses pattes scotchée à mon plafond).

 

Une fois remise, et mon café à peine bu, il a fallu déposer la Sauterelle à son car scolaire, en vitesse accélérée, l’horloge de la cuisine qui sert de métronome le matin ayant pris ses aises et 3 minutes de retard pendant les vacances. Je sais, 3 minutes, ce n’est rien pour des gens normaux. Pour moi, le matin, 3 minutes c’est énorme, c’est la différence entre une arrivée à l’heure et un bus loupé qui met à terre toute ma logistique matinale. Mais à ce moment précis la chance ne m’avait pas (encore) complètement abandonnée et le bus n’était pas en avance comme cela lui arrive un jour sur trois.

 

C’est une heure plus tard, lorsque je suis partie accompagner les garçons à l’école que je me suis retrouvée en pleine spirale infernale et que la poisse est devenue ma meilleure copine. Dois-je préciser que je suis archi nulle en mécanique ? Et que pour moi un voyant qui s’allume est uniquement le signe qu’un voyant s’est allumé ? Quand c’est arrivé, j’ai bien cru reconnaître un symbole de batterie. Chose d’autant plus surprenante que je n’avais pas laissé les phares allumés (ma voiture est super intelligente, elle a bien compris que si elle voulait rouler il fallait me prévenir que les phares restaient allumés, donc elle le fait et donc je les éteins toujours, CQFD), ni la radio, ni rien et que d’ailleurs, une heure plus tôt, tout fonctionnait encore sans lumière rouge bizarre sur mon tableau de bord.

 

En plus, ma voiture a voulu jouer les malines ce matin parce qu’au bout d’un km, le voyant a fini par s’éteindre. Ça devait être pour me faire une fausse joie alors que cette hypocrite préparait en douce son prochain coup bas. Elle a tout juste attendue que je me retrouve à 100 m de l’école pour me le balancer en pleine poire : tout d’un coup, pof ! Plus rien. J’ai à peine réussi à me garer vaguement sur une jolie ligne jaune interdisant bien clairement le stationnement. Pour le reste, nada. Bon j’exagère, la voiture voulait bien démarrer, mais pas question de me servir du volant qui refusait catégoriquement de tourner. C’est ballot, hein ?

 

Comme j’étais moyennement motivée pour prendre le prochain virage en ligne droite, j’ai décidé d’arrêter les frais et de finir à pied le trajet du matin. Ça tombe bien comme diraot Patrice Drevet les températures étaient supérieures aux normales saisonnières et, en prime il y avait un grand soleil. Sauf que pile poil au moment où je suis sortie de la voiture, il s’est mis à pleuvoir en même temps. Je suis persuadée que tout cela a donné un bel arc-en ciel dans le coin, mais je ne sais pas pourquoi, je n’étais pas d’humeur à le chercher. La pluie n’a d’ailleurs pas duré longtemps. Elle a juste attendu que je rentre dans la classe de Petit dernier pour s’arrêter. Forcément.


Evidemment, mon portable était resté bien sagement à la maison, comme à chaque fois que j’en ai vraiment besoin. J’ai donc du aller raconter mes surprises de la rentrée auprès de la directrice de l’école pour passer quelques coup de fils. Le premier à mon mari puisque je n’avais pas non plus mon carnet d’adresse sur moi, le second au garage (fermé, on est lundi !) l'autre à une voisine pour qu'elle vienne me chercher.


De retour à la maison, j'appelle mon portable pour le retrouver, mais ma ligne fixe a décidé de pousser la plaisanterie un peu plus loin. J’avais beau composer le numéro touche après touche en vérifiant 3 fois que chaque chiffre était le bon, je tombais systématiquement sur un message « le numéro que vous avez composé n’est pas attribué". Comme par miracle, aucun enfant n’ayant en douce joué avec mon portable, j’ai fini par le retrouver aboslument par hasard dans un endroit étrange parfaitement à sa place.

 

Et comme un miracle n’arrive jamais seul (et surtout comme je vis dans un endroit où les gens sont gentils est serviables ce qui continue à m’étonner quotidiennement), j’ai réussi à joindre mon garagiste qui a bien voulu aller chercher ma voiture au lieu de se reposer. Non seulement il m’a annoncé que ce n’était pas trop grave, mais j’ai même réussi à échapper au PV qui me guettait (non que les flics passent beaucoup dans le village, mais il y a  des jours où tout paraît possible).

 

L’histoire se termine plutôt bien, surtout que ma voiture n’étant pas encore réparée, je n’ai pas encore le verdict final et la facture définitive. Je peux encore espérer. Espérer surtout que tous les matins ne se ressemblent pas et que celui-ci était juste une version « spéciale rentrée et bonne année ».

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freesia 08/01/2008 11:40

ouah ! tu connais par coeur le numéro de tel de ta voisine !! lol
biz

elodie 10/01/2008 15:27

Ben évidemment que non ! C'est bien pour ça que j'ai du téléphoner à mon homme, qui bien tranquille devant son PC pouvait faire la recherche nécessaire et me donner le numéro ! Dommage que tu sois trop lointaine comme voisine ;-)

Ashley 08/01/2008 10:35

Ah ouai,s le pire c'est quand même l'araignée. A ta place, j'aurais imagiçné que la bestiole avait fait de l'escalade sur moi toute la nuit et je serais devenue folle pour les 8 jours à venir (ce qui permettait de ne pas penser à la voiture)
Je compatis gravement (et je suis contente de voir que les Vendéens sont sympas)

elodie 10/01/2008 15:26

je suis une fille très positive, alors j'ai essayé de penser aux milliers de moustiques (vu sa taille, je peux parler de milliers) que ce monstre avait pu dévorer. Et une fois morte, l'araignée ne m'effrayait plus : aucun insecte dans la maison n'a pu survivre dans un combat face à elle : je suis dans une maison exorcisée, maintenant !

nathalie 08/01/2008 09:31

quelle rentrée!! la mienne n'etait pas calme mais tu me bats! tes mesaventures de voiture me rappellent de bien mauvais souvenirs...quant à l'araignée j'ai encore un gros frisson dans le dos
bon courage,c'etait mieux ce matin?

elodie 10/01/2008 15:23

Merci, oui les jours suivants se sont mieux passés. J'ai récupéré ma voiture, je suis juste inquiète pour la facture, le garagiste m'ayant dit "finalement, c'était plus embêtant que prévu... "

Natduvenez 07/01/2008 21:57

C'est à peine croyable !!! On se dit, ce n'est pas possible que tout ça arrive à la MEME personne, le MEME jour !!! Bah, si ...
J'espère que demain commencera sous de meilleurs hospices...
Courage !

elodie 10/01/2008 15:22

C'est dingue, hein ! Je ne sais pas pourquoi, je me suis dit que ce n'était peut-être pas la peine de jouer au loto ce jour-là !