Hitchock bis

Publié le par elodie


Il doit y avoir un truc qui cloche quelque part, au niveau de mes relations avec les animaux, mais je n’ai pas encore trouvé où. Et je ne parle pas de mes déboires avec Bob la taupe (toujours en exil), du passage étonnant de Tom le Loir à travers le sol de ma salle à manger ou de la triste fin de Nelly la  souris. Je fais référence cette fois à un vrai drame, voire à une scène de film d’horreur. Plutôt hitchcockienne la scène. Pour être précise, peut-être tirée directement du film Les Oiseaux. Et une amie grande spécialiste du sujet (enfin des sujets : Hitchock d’une part, la phobie des oiseaux d’autre part) m’a d’ailleurs mise en garde : « méfie toi ça commence ça ! si j’étais toi je déménagerai ».


Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, le suspense est assez insoutenable comme ça. L’objet de ce drame c’est tout simplement la mort tragique, que dis-je, le suicide impitoyable d’une de ces pauvres bêtes hier matin. En soi, je dois vous avouer que le suicide d’un oiseau n’a pas de quoi me traumatiser. En fait, je ne suis pas une grande habituée de la chose, il est rare que ces bestioles me choisissent comme témoin de leurs derniers instants. Sauf que là j’ai difficilement pu éviter d’y assister vu que cet animal tout à son désespoir n’a pas trouvé mieux que la fenêtre de mon bureau pour se donner la mort.

Imaginez la scène : je suis tranquillement assise à mon bureau, occupée à surfer sur le net écrire un article, quand d’un coup BLAAAAAAAAM ! un énorme bruit me fait bondir de 15 cm. Et pour couronner le tout j’aperçois (crois apercevoir ?) une forme brièvement jetée contre la porte fenêtre.

Ça motive pour se lever et aller vérifier s’il s’agit :

a) de Bob balancé par la pelle de mon voisin réputé pour ses attentats taupicide
b) d’un objet volant non identifié qui de manière étrange se serait retrouvé projeté dans une fenêtre de la campagne vendéenne alors que tout le monde sait bien que les petits hommes verts ne débarquent qu’aux Etats–Unis et de préférence à proximité d’un héros rebelle beau et musclé et/ou d’une jeune femme blonde à la plastique de mannequin
c) d’une boule de terre lancée par mon Terrible revenu en cachette de l’école (3km à pied, il y a peu de risques tout de même)
d) d’un oiseau kamikaze.

Le souci c’est que si j’étais plutôt rassurée de constater qu’il ne s’agissait ni de mon a) ni de mon b) ni de mon c), j’ai tout de même fait le rapprochement avec le début du film Les Oiseaux, où justement, quelle coïncidence, un oiseau meurt à peu près de cette façon.

Si ça se trouve, Bob n’était qu’une diversion et je vais bientôt être envahie par les oiseaux. Morts. Ou pire encore : vivants mais agressifs. Qui vont se jeter contre mes fenêtres, s’accrocher à mes cheveux et rentrer chez moi par les cheminées.

C’est bien plus mouvementé que ce que je croyais la vie à la campagne !

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isabella 22/04/2008 11:57

MOi c'est mon chat qui a fait un ^plongeon contre la baie vitrée. Mais il est juste resté un peu sonné. Moi je crois que ce qui m'aurait le plus dégouté c'était d'aller ramasser l'oiseau mort beuuuurk

elodie 26/04/2008 10:29


Qu'est-ce que tu veux, après nelly la souris, je commence à avoir l'habitude de ramasser les bestioles mortes chez moi. Du moment que je ne dois pas approcher d'un cafard, tout est possible !


Maman au secours 18/04/2008 14:21

Quand j'étais petite on a eu des poissons suicidaires (ils sautaient hors de leur aquarium, les niais) et les scorpions (mon frère en avait quelques uns) fantômes (ils ont disparus un jour. Je soupçonne mon père de s'en être débarrassé).

elodie 21/04/2008 11:19


La disparition des scorpions, ça m'aurait fichu la trouille, je préfère les savoir morts, ceux-là !