Ces gens-là, de Virgile Durand

Publié le par elodie

Il y a quelques temps déjà j’ai reçu ce livre grâce à l’opération Babelio (un livre reçu en échange d’une critique sur un blog). Comme toujours dès que j’ai quelque chose à faire rapidement, c’est forcément celle-ci que je repousse toujours au lendemain. Et mon manque chronique d’assiduité sur mon blog n’a rien arrangé à l’affaire.

 

Je ne sais si l’équipe de Babelio me pardonnera ce retard, mais au moins j’aurais la conscience tranquille une fois que j’aurais enfin parlé de ce livre.

 

L’histoire est finalement plutôt éloignée de l’idée que je m’en faisais à partir de la 4ème de couverture, qui évoque des secrets de famille, des personnages sur plusieurs générations aux destins liés. De ce roman qui débute à la veille de la seconde guerre mondiale pour se terminer aujourd’hui, c’est d’ailleurs la ronde des personnages que j’ai trouvé la plus intéressante. Entre eux, il n’y a pas forcément de filiation, et on saute parfois d’un personnage à l’autre au gré des rencontres, qui nous font avancer dans le temps, un peu comme dans cette pub qui décrit toute une vie en 15 secondes.

 

Jens, futur soldat allemand marqué par un  rame dans son enfance, rencontre quelques années plus tard Simon, juif déporté, qui tombe amoureux de Louise, la mère de Manon, etc etc. Plus qu’une histoire, c’est le long fil déroulé par 7 personnages que Virgile Durand s’attache à retracer. Comme toujours dans ces cas-là, tous les personnages ne présentent pas tous le même intérêt. Certains se détachent tandis que d’autres restent en arrière-plan.

 

Mais les hasards des rencontres ou la filiation ne sont pas les seuls points communs à ces 7 personnages. Ils ont aussi tous une quête ou un questionnement autour de l’affirmation de leur sexualité. Les secrets de famille occupent à mon sens une place bien plus secondaire que cette quête de soi même (à travers sa féminité ou sa virilité) et de l’autre ou même que le rôle des parents et de leur éducation sur le devenir de leur enfants.

 

Or si le propos est bien cerné, il s’essouffle à force d’être repris et répété. Au fur et à mesure des chapitres, malgré une écriture très retenue qui évite souvent de sombrer dans le sordide, le sujet devient de plus pesant et on se retrouve parfois englué dans la quête pénible et les sombres découvertes des personnages.

 

C’est dommage car on en vient alors à oublier la construction originale, les personnages bien dessinés et souvent profonds, une touche très personnelle et sensible qui font malgré tout de ce livre un premier roman intéressant.

Publié dans Comme un roman

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freesia 07/07/2008 11:20

j'connais pas cette opération babelio!!!!
argh

big biz

elodie 08/07/2008 18:43


ah mince, si j'avais su je t'en aurais parlé. Je crois que c'est fini aujourdh'ui, mais je vais vérifier.