Stress capillaire

Publié le par elodie

Si j’avais un quatrième enfant, ce que je ne compte pas avoir, merci mais non, sans façons, je crois que parmi les innombrables qualités que je cocherai comme in-dis-pen-sables, j’en rajouterai une à laquelle je n’aurais jamais pensé avant.

 

L’absence de cheveux. La chauvitude, comme dirait l’autre (parce que « calvitie », ça fait un peu trop panoplie du quadra pour coller à la tête d’enfants de moins de 10 ans, non ?)

 

Après tout, quelle idée aussi de trouver ça bien d’avoir des cheveux. On passe un temps fou à éliminer toute trace de poils sur notre corps, et dès que les poils en question se situent sur le sommet du crâne, on les lisse, on les frise, on les bichonne, on les éclaircit, on les entortille, on les coiffe, on leur met des mousses, des gels, des masques, bref on y consacre au moins autant d’énergie que pour éradiquer nos poils aux pattes. On serait aussi bien sans.

 

Surtout quand il s’agir de nos chères têtes blondes (ou brunes ou rousses).

 

Les soucis ont commencé avec ma sauterelle et ses boucles. Or qui dit boucle dit noeuds, qui dit fille dit douillette, je vous laisse imaginer la suite et les hurlements des séances de coiffages chaque matin avant l’école.

 

Heureusement, ma sauterelle a grandi et bêtement, j’ai cru qu’à partir du moment où elle se coifferait seule, mes soucis seraient terminés. J’avais oublié que c’était une fille. Et que comme toute fille, elle ne serait pas plus heureuse de ses boucles que moi de mes de mes cheveux raides. Que je serais donc obligée de lisser ou de faire lisser, de brusher ou de faire brusher, le tout à grand renfort de sprays, shampoing spéciaux et autres produits vitaux.

 

Malgré cette première erreur, avec deux garçons à suivre je n’imaginais pas avoir trop de soucis pour la suite.

 

Raté ! Mon Terrible n’a pas du digérer le jour où suite à une attaque particulièrement violente de poux résistant au stock complet de ma pharmacie, il s’est retrouvé sans un poil sur le caillou. Maintenant, il refuse qu’on lui coupe les cheveux. Ça ne me dérange pas trop la plupart du temps car, n’en déplaise à mes beaux parents qui n’ont pas l’air de partager mon avis, je le trouve beaucoup plus beau avec les cheveux longs. A condition qu’il puisse encore y voir et que je ne me ruine pas pour rien en lunettes, ce qui n’est pas le cas après 2 mois de repousse anarchique de sa tignasse.

 

 Je vous laisse juste imaginer les séances chez le coiffeur d’un gamin qui 1/ estime que tout coupe de cheveu lui fera perdre sa virilité de petit garçon de 10 ans 2/ n’est de toute façon pas capable de rester en place  2 mn sans bouger 3/ a une capacité phénoménale à exprimer son déplaisir à tout début de commencement de frustration.

 

Il ne me reste que Petit dernier comme espoir de paix capillaire. L’espoir ne va pas durer longtemps, je sens, Petit dernier ayant trouvé une autre technique d’agacement maternel. La technique est simple, et non brevetée, je vous la livre donc telle quelle : il suffit de s’emparer de ses petits ciseaux, dans la main droite, d’une mèche de cheveu dans la main gauche et d’assembler les deux. Le résultat n’est pas encore très au point, mais perfectionniste comme il est, je suis sûre qu’il va poursuivre l’entraînement.

 

Non c’est décidé, l’enfant sans cheveu, il n’y a rien de mieux !

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freesia 22/05/2009 17:56

tant qu'il n'exerce pas son talent naissant sur ses petits camarades de classe...

elodie 22/05/2009 19:02


Je vais m'abstenir de lui lire ton comm, histoire de ne pas lui donner des idées pareilles !


Ashley 19/05/2009 09:34

La peur du coiffeur quand t'es petit, ça doit être inscrit dans les gènes, à cause de nos parents à nous qui nous faisaient des coupes de Mireille Mathieu. Je suis sure que c'est ça, maintenant on se méfie

elodie 22/05/2009 19:06


merci, grâce à toi j'ai compris pourquoi mes enfants détestaient les sous-pulls à col roulé : mon souvenir atroce et la sensation d'étranglement ont pénétré jusque dans mes gènes.