Bonheurs et terreurs de fin d’année

Publié le par elodie

J’adore la fin de l’année scolaire.

 

Les matins où les enfants, même tout petits, sont prêts en 2 mn chrono parce que c’est si facile d’enfiler un short ou une petite robe d’été et de chausser une paire de sandales.

 

Le soleil qui donne un avant goût de vacances même avec un cartable sur le dos.

 

Les cartables léger le matin, mais si chargés le soir et remplis d’objets hétéroclites et étranges en cette saison comme ce père noël en carton ou cette feuille morte peinturlurée, qui devaient traîner dans le casier.

 

Les séances de piscine en plein air qui voient les enfants rentrer de l’école les joues fraîches et les cheveux encore mouillés.

 

Les devoirs en version accélérée parce que « c’est la fin de l’année et que de toutes façons c’est plus la peine de travailler on a fini les évaluations ».

 

Les bulletins tendus à bout de bras et les sourires soulagés qui annoncent « maman, je passe !! ».

 

La fatigue accumulée mais qui n’inquiète personne parce que bientôt on va pouvoir se reposer.

 

Les projets de valise, de voyages, de vacances seulement interrompus par les week-ends de fête, les barbecues et les journées à la plage.

 

Le compte à rebours qui calcule le temps restant avant les vacances, le nombre de jours de classe (rien à voir avec le précédent : il faut soustraire les week-ends et les mercredis), et qui permet de comparer les infimes différences entre collège et école primaire.

 

Le dernier jour d’école, seul de l’année que mon Terrible ne veut pas louper, et où il prépare son cartable à l’avance en choisissant soigneusement les jeux qu’il va emporter.

 

La fin d’année serait vraiment parfaite sans les inévitables fêtes de fin d’année et leurs grands moments de solitude.

 

Quand je lis effarée le programme où je me vois réquisitionnée d’office à un stand pendant 5 heures d’affilée.

 

Quand je récupère les billets de tombola à vendre, autrement dit à me vendre à moi-même, et que gagner une magnifique pergola, ou une table forestière ne me fait pas fantasmer.

 

Quand je dois dénicher un tee-shirt orange et un pantalon blanc au dernier moment parce que « tous les enfants devront porter ce jour-là un tee-shirt orange et un pantalon blanc ».

 

Quand je dois préparer un gâteau qui doit être « de préférence un gâteau à l’ananas, une tarte, un flan pâtissier, un clafoutis ou des chaussons aux pommes », ce qui ne fait absolument pas partie de mes compétences et encore moins de mes envies de tests en pâtisserie. Et pourquoi pas des verrines de mousse à la framboise et aux fruits exotiques pendant qu’on y est ?

 

Quand je me retrouve assise sur ma chaise inconfortable pendant 1h30 à applaudir les enfants de toutes les autres classes afin de pouvoir satisfaire ma fierté maternelle pendant 2 mn 30.

 

Quand ma progéniture va au choix bailler, regarder le ciel, me faire coucou ou parler avec ses copains alors que ses petits camardes sont bien concentrés et s’appliquent à chanter (juste en plus) la chanson du petit escargot ou des crocodiles qui vont à la guerre.

 

Quand le monsieur de devant me laisse tout juste apercevoir la prouesse de mon enfant par-dessus son crâne dégarni.

 

Quand je dois négocier le moment du départ alors que maman « steuplaît, je peux faire une pêche aux canards ? Maman steuplaît, je peux acheter du gâteau, j’ai trop faim ? Maman steuplaît on peut rester encore, tout le monde reste ».

 

Quand enfin st surtout, la fête à lieu APRES le dernier jour d’école et qu’on ne peut même pas pousser ce soir-là le « ouf ! » bien mérité de la fin de l’année.

 

 

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