Ça va pas aller en s’arrangeant...
Là, j’ai pris un coup de vieux, c’est sûr. Non ce n’est pas encore mon anniversaire (et vu le chiffre qui va s’afficher au compteur à la prochaine échéance je ne suis pas franchement pressée). Ce qui me le dit cette fois, c’est tout simplement un indice qui ne ment pas : la description d’une bonne soirée.
A 20 ans, une bonne soirée ça se finit tard, très tard. Ça ce passe avec des copains, dans une fête ou une boîte. Or, ce qui est inquiétant, c’est que hier soir, j’ai passé une excellente soirée, à la maison, avec mon mari (bientôt 20 ans de vie commune, ça non plus, ça ne nous rajeunit pas, ma pôv dame) devant la télé. Grave non ?
Et tout ça pour quoi ? Le film événement enfin en DVD ? Même pas. Tout simplement une série américaine (oui, il y a des limites, je n’en suis pas encore aux séries françaises), un feuilleton comme on disant quand j’étais petite. Et sans extra-terrestres, ni effets spéciaux, ni aventures au bout du monde, ni grande star, ni rien. Juste avec des femmes au foyer, leurs maris, leurs enfants, dans une banlieue américaine aseptisée.
C’est vrai que, pour les épisodes d’hier soir, les scénaristes ont dû se shooter à l’inspiration. Parce que je des femmes au foyer, j’en connais quelques-unes. Certaines sont peut-être désespérées, mais des aussi déjantées, je n’en ai jamais croisé. Tant mieux, hein, parce que je ne suis pas sûre que dans la vraie vie je me marrerai autant en les voyant.
Mais bon, scénaristes shootés ou pas (et à ce qu’ils veulent, ce n’est pas le Tour de France), j’ai ri comme une tordue et en plus en duo. Et je précise pour les esprits moqueurs, sans boire ni fumer quoi que ce soit. Ce qui, je le reconnais volontiers, aggrave encore mon état de vieillitude (ben oui, quoi, ça me plaît bien à moi aussi les mots en –ude, et je suis sur mon blog alors je fais ce que je veux).
D’un autre côté, ce week-end nous partons à Paris juste pour les 40 ans d’un copain, grosse fête, beaucoup de monde, de l’alcool comme dans les soirées étudiantes et si ça se trouve on va même danser (heu, j’ai un doute, là, mais si je el dis, ça va laisser planer le doute sur un brin de jeunesse persistante). Ça prouve peut-être que je ne suis pas encore si vieille ?