Hitchock bis
Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, le suspense est assez insoutenable comme ça. L’objet de ce drame c’est tout simplement la mort tragique, que dis-je, le suicide impitoyable d’une de ces pauvres bêtes hier matin. En soi, je dois vous avouer que le suicide d’un oiseau n’a pas de quoi me traumatiser. En fait, je ne suis pas une grande habituée de la chose, il est rare que ces bestioles me choisissent comme témoin de leurs derniers instants. Sauf que là j’ai difficilement pu éviter d’y assister vu que cet animal tout à son désespoir n’a pas trouvé mieux que la fenêtre de mon bureau pour se donner la mort.
Imaginez la scène : je suis tranquillement assise à mon bureau, occupée à surfer sur le net écrire un article, quand d’un coup BLAAAAAAAAM ! un énorme bruit me fait bondir de 15 cm. Et pour couronner le tout j’aperçois (crois apercevoir ?) une forme brièvement jetée contre la porte fenêtre.
Ça motive pour se lever et aller vérifier s’il s’agit :
a) de Bob balancé par la pelle de mon voisin réputé pour ses attentats taupicideb) d’un objet volant non identifié qui de manière étrange se serait retrouvé projeté dans une fenêtre de la campagne vendéenne alors que tout le monde sait bien que les petits hommes verts ne débarquent qu’aux Etats–Unis et de préférence à proximité d’un héros rebelle beau et musclé et/ou d’une jeune femme blonde à la plastique de mannequin
c) d’une boule de terre lancée par mon Terrible revenu en cachette de l’école (3km à pied, il y a peu de risques tout de même)
d) d’un oiseau kamikaze.
Le souci c’est que si j’étais plutôt rassurée de constater qu’il ne s’agissait ni de mon a) ni de mon b) ni de mon c), j’ai tout de même fait le rapprochement avec le début du film Les Oiseaux, où justement, quelle coïncidence, un oiseau meurt à peu près de cette façon.
Si ça se trouve, Bob n’était qu’une diversion et je vais bientôt être envahie par les oiseaux. Morts. Ou pire encore : vivants mais agressifs. Qui vont se jeter contre mes fenêtres, s’accrocher à mes cheveux et rentrer chez moi par les cheminées.
C’est bien plus mouvementé que ce que je croyais la vie à la campagne !