Blog en panne ?
Non je ne suis pas morte, je n’ai pas non plus été kidnappée par des extra-terrestres, j’ai tout simplement été victime d’une panne. Pour une fois, ce n’est pas l’informatique le responsable, c’est plutôt mon cerveau. Je dois dire que je suis très admirative des mères de famille nombreuse qui cumulent job, enfants, mari (ou pire, celles qui portent en plus la casquette si lourde de maman en solo) et qui tiennent en plus leur blog quotidiennement. Elles ont droit plus que jamais à mon admiration sans bornes.
En temps normal, je suis déjà incapable d’écrire un billet par jour. Je dois avoir les neurones en grève 2 jours sur 3, je ne vois pas d’autre explication, mais non ce n’est physiologiquement pas possible pour moi. Ce qui n’a rien de surprenant de la part d’une personne qui a déjà prouvé son inaptitude à ranger son bureau au moins une fois par mois semaine ou à rentrer des courses sans oublier la moitié des produits de la liste (et sans perdre la liste).
Il suffit qu’en plus j’aie d’autres chats à fouetter (mais bien sûr qu’il s’agit d’une image, je ne fouette pas les chats, je ne suis pas un monstre, je serais juste capable d’un infanticide virtuel une fois de temps en temps, rien de plus grave !) pour que là, pouf, mes neurones se muent aussitôt en cégétistes de base, tendance sud-rail, et multiplient les débrayages inopinés.
De façon plus politiquement correcte (quoique…) on peut dire que mes gènes méditerranéens reprennent le dessus et que l’envie d’écrire soit ces jours-là tuées dans l’œuf par une flemme toute marseillaise.
Peu importe.
J’ai décidé de jouer les méchants patrons et de remettre dare-dare mes neurones au boulot qu’ils le veuillent ou non. Je m’en vais te les mater ceux-là, c’est moi qui vous le dit. Et en profiter pour secouer les petits coups de blues et les moments de stress parce qu’après tout, l’écriture, dans le genre coudepiéaucuthérapie, c’est assez efficace.
Pourquoi ce billet alors ? Pourquoi justifier ma pause, alors que je n’ai pas une horde de fan en transe se demandant si je ne suis pas en cure de désintox ? Plutôt que de dire « je vais écrire », ne ferais-je pas mieux de me taire et de m’y mettre ? Je le concède, ce serait mieux. Sauf que tant que je ne l’aurais pas annoncé noir sur blanc, je trouverai une nouvelle excuse pour remettre les choses à demain, ou au lendemain, ou tiens pourquoi pas au jour d’après, parce qu’après tout, ça peut bien attendre encore un peu non ?
Eh bien non justement, cette fois c’est décidé, j’arrête de repousser et je recommence à écrire. Même si c’est uniquement pour dire que je vais écrire.