Comme un poisson dans l’eau (épisode 1)
J’ai cédé. Et comme à chaque fois que je cède à une demande des enfants, j’ai fini par le regretter.
Cette fois, la demande avait pourtant été pesée, examinée, corrigée, représentée, réexaminée. Le pour et le contre avait été largement mesuré, les arguments longuement débattus. Pour un peu, on se serait cru devant un enjeu aussi énorme que la réforme du système de santé américain.
Sauf que le sujet concerné n’étaient pas le bien être de millions d’Américains mais la possibilité (presque aussi essentielle apparemment) pour mes schtroumpfs d’avoir un « petit animal de compagnie » comme le dit Petit Dernier.
Ils m’ont bien fait comprendre que les animaux des jardins ça n’était pas du tout pareil, que les écureuils ne se laissaient pas approcher, que Bob ne montrait plus le bout de son museau et que câliner son propre animal ça n’avait rien à voir. Je veux bien, mais va expliquer ça aux allergènes familiaux ! La condition a donc vite été posée : pas de poils ! Le choix qui en découle était plutôt limité et plus encore quand on y regarde de plus près.
Un chat sans poils ? Quelle horreur !
Un oiseau ? Il y en a plein les arbres du jardin et je ne me suis pas remise de la chanson de Pierre Perret de mon enfance, hors de quetsion donc d'avoir chez moi "un petit oiseau prisonnier" !.
Une tortue ? Malheureusement, j’ai découvert que Caroline, la tortue de ma Mamie, la toute bête tortue terrestre, était entre temps devenue un animal protégé et interdit à la vente !
Je passerai rapidement sur l’option serpent-araignée-varan que personne heureusement n’a eu l’idée d’avancer.
Ce qui nous laissait le poisson rouge.
A suivre...