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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 13:42

VDM

vdm.jpg Qu’on l’appelle loi de Murphy, Viedemerde ou « pourquoi je ne suis pas restée couchée ce matin », l’idée de base reste la même : il y a des jours où la bonne étoile qui veille sur nous a du se faire embarquer par des syndicalistes extrémistes pour une grève totale et nous laisse lâchement en plan.


Ça commence par exemple quand on se lève le matin et que le jardin est subitement passé du vert au blanc. C’est très joli tout ça, et ça plaît aux enfants, mais il faut juste avoir envie d’hiberner ou le temps de faire une bataille de boules de neige. C’est moins drôle quand ça oblige à repousser deux rendez-vous professionnels à 45 kilomètres de chez moi. Les deux seuls rendez-vous du mois.


Et forcément il faut que ça tombe le jour de notre anniversaire de rencontre, avec petit resto sympa prévu. Et qui dit petit resto sympa ici dit petit trajet en voiture. Déjà qu’il faut que je prenne la voiture pour aller acheter du pain, vous imaginez bien que je ne vais pas pouvoir trouver un restaurant (même nul) sans devoir faire des kilomètres. Ça ne me gêne pas. Sauf le jour où  la luge ou le traîneau sont les deux seules moyens de  transport envisageables.

Comme je suis une fille positive, je prends sur moi et décide que « c’est pas grave, dans l’après-midi, la neige aura fondu, la température sera plus clémente, et j’irai acheter de quoi préparer un bon repas ». Il suffira juste de remplacer la soirée en amoureux par la soirée en famille.


Je ne me suis pas trompée, dans l’après-midi la neige a suffisamment fondu sans avoir gelé, ma voiture peut donc rouler sans que je sois obligée de faire un stage de conduite sur neige auparavant. Les gros flocons, ces traîtres perfides, ont juste attendus que je monte dans ma voiture pour recommencer à tomber. Deux kilomètres plus loin, une pellicule blanche couvrant déjà la route, j’ai décidé de faire demi-tour.


Après tout à quoi ça sert d’avoir un congélateur si ce n’est pour faire face à ce genre de situation. Et puis il me reste deux œufs, largement (je positive, j’ai dit !) assez pour préparer un dessert. Je parviens donc à tout décongeler à concocter le fameux repas et même un apéro basique, il ne manque plus que la cuisson à faire au dernier moment, pendant qu’on sirotera notre champagne. Je fais chauffer l’eau, je jette donc mes pâtes dans l’eau, j’allume mon four et je commence à croire que tout est arrangé quand ma bouteille de gaz décide que non, ce serait bien plus rigolo de se mettre en rade. Et évidemment que non, je n’ai pas de réserve, que oui j’ai oublié une fois de plus d’acheter une bouteille neuve, que c’était bien noté sur ma liste de courses mais si vous avez bien suivi, les courses, elles sont restées très virtuelles. J’ai donc pu vérifier que les pâtes ça a vraiment besoin d’eau bouillante pour cuire (sinon c’est en même temps dur et mou, assez étrange comme consistance, peut-être intéressant pour une expérience de physique quantique mais réellement dégueulasse), que les gambas crues même décongelées ça ne me tente pas du tout et que le coulant au chocolat ne demande que 10 minutes de cuisson, mais entre 10 et 0, il y a un fossé.

 

On a donc savouré quelques restes à se partager (pas tant que ça, surtout avec des enfants à l'appétit d'ados) et un paquet de chips. Et des noix en dessert. Comme repas de fête on fait mieux. Surtout que j’ai confondu un cerneau et un bout de coquille et que ma dent n’a pas aimé du tout. Ça doit expliquer que je sente depuis un morceau de molaire bouger.


J’ai bien mérité de figurer en tête de liste des VDM, non ?

Par elodie - Publié dans : Ma p'tite vie à deux
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 09:59

calendrier-de-l-avent.jpg Enfant, j’adorais les calendriers de l’avent.

 

Je parle des calendriers classiques, avec des images convenues d’enfants sages, de père noël rougeaud, de petits lapins et autres écureuils décorant un sapin illuminé. Pas de cadeaux ni de chocolats à gagner, mais juste le plaisir simple et renouvelé chaque matin de découvrir quelle petite image se cachait derrière le chiffre du jour. C’était aussi le premier des cadeaux de noël, offert généralement par l’une ou l’autre de mes grands-mères, une annonce de l’explosion du 25 décembre, un échantillon en quelque sorte, mais un échantillon à libération prolongée pendant toute cette période. Rien de très religieux dans tout ça, mais juste un peu de l’esprit de noël version calendrier.


Allez je crache le morceau, pour tout vous dire, j’ai continué à aimer ça et donc à réclamer à cor et à cris le droit de continuer à ouvrir mes petites fenêtres bien au-delà de l’âge auquel on renonce généralement à ce genre de choses « justes bonnes pour les bébés ». Et même j’ai attendu avec impatience d’être maman pour avoir une excuse pour recommencer à trépigner devant mes petites fenêtres chaque matin de décembre. Donc ma Sauterelle a du avoir son premier calendrier de l’avent alors qu’elle n’était qu’un nourrisson bien plus préoccupé par son biberon et son pouce que par Noël.


Aujourd’hui, je tremble à l’idée que Petit Dernier m’envoie en pleine figure une réflexion du genre « Quoi ? Un calendrier de l’avent, non mais j’ai passé l’age ! ». Enfin, visiblement j’ai encore de la marge et la question ne devrait pas se poser cette année puisqu’il attend encore le père noël avec la même crédulité émerveillée que les années précédentes.


Ma préoccupation du jour est donc uniquement pratique : où vais-je bien pouvoir me procurer des calendriers de l’avent ?

 

Ce n’est pas faute d’en voir des rayons entiers dans mon supermarché. Oui mais, voilà, je suis une intégriste du genre, et je ne veux ni jouets, ni chocolats dans MES calendriers de l’avent (oui je sais j’ai bien dit MES calendriers parce qu’en réalité, mes enfants ne sont pas si regardants, même si à la longue ma propagande a fini par avoir contaminé leurs cerveaux innocents). Bien évidemment, il me viendrait encore moins à l’idée de me rabattre sur  un truc où en lieu et place de paysages enneigés et de cadeaux enrubannés on peut voir l’infâme Dora ou l’abominable  Oui-Oui. Et  je ne dis pas ça parce que j’en voudrais à Oui-Oui ou à Dora (en réalité, j’ai juste envie de hurler dès que j’entends leurs voix crispante à la télé, mais coup de bol, même Petit Dernier n’est plus fan). Je pense la même chose de ceux avec Hello Kitty ou les Pets Shops.


Chaque année, je me retrouve donc à visiter toutes les librairies aux alentours, à sillonner les maisons de la presse, et à passer en revue tout plein de sites Internet pour trouver les élus de la saison. Et chaque année la quête devient plus problématique, le taux de renouvellement dans ce domaine étant proche de zéro, et les images proposées toujours les mêmes. Plume l’ours blanc commence un peu à lasser à la maison.


Je pense donc créer un groupe de pression sur les éditeurs de calendriers de l’avent traditionnels pour qu’ils se remettent un peu au boulot. Il me manque juste l’idée de génie pour pousser au travail ces gros paresseux. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai la vague idée que la grève des chocolats serait bien plus impopulaire auprès de mon électorat familial qu’auprès des fabricants de calendriers… On ne s’improvise pas syndicaliste si facilement !

Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 11:19

chaussures enfant Ça y est, je suis prête à survivre à koh lanta au moins. En tout cas, j’ai subi une séance d’entraînement intense qui ne peut que me servir au cas où je me retrouve un jour dans des conditions extrêmes. Je suis allée acheter des chaussures à mes schtroumpfs. Les 3 ensemble.

Ça n’a l’air de rien dit comme ça, mais sachez que je suis revenue sans avoir commis d’infanticide (non que l’idée n’ait pas atteint mon cerveau survolté) ni m’être faite repérée par les services sociaux (enfin, pas à ma connaissance). Tout de suite, vous comprenez que non seulement j’ai passé l’épreuve, mais que je l’ai passée haut la main.


Il faut dire que j’ai assuré dès le départ. Le timing était précis, la destination aussi, concentrée autour de deux magasins proches pour limiter à la fois le temps perdu, mais aussi les risques d’échecs. J’avais même prévu l’indispensable petit discours de préparation à mon équipe, dans un bien meilleur style que Domenech, puisque j’ai évité à la fois les insultes et la grève : « on part vous acheter des chaussures à tous les trois, je ne tolérerais aucune poursuite à travers les rayons du magasin, j’accorderai le temps nécessaire à chacun de vous trois, donc pendant que l’un d’entre vous fera les essayages, les deux autres resteront tranquilles et essaieront de repérer les chaussures qui leur plait le plus. »


Premier magasin, ça s’annonce bien, ma Sauterelle trouve tout de suite la paire qui lui plait. Manque de chance, elle en repère immédiatement une autre puis une troisième (aïe, je pensais m’en tirer avec une seule paire ce jour-là). Entre celles qui ne me plaisent pas à moi (oui, j’ai encore mon mot à dire, c’est le privilège du portefeuille !), celles qui sont épuisées dans la bonne pointure, et celles qu’on peut commander sachant qu’on peut alors concilier le modèle et la pointure, mais qu’il va donc falloir patienter quelques jours de plus, le choix n’est pas simple. Et qui dit choix, pour ma Sauterelle dit également loooooongue hésitation. Mon timing vacille sérieusement.


Hors de question d’échouer dès l’entrée ! Je décide alors de passer au Terrible. Lequel forcément ayant pris 3 pointures en un an ne trouve pas le rayon qui lui correspond et décide aussi sec qu’il n’y a rien pour lui. Après vérification, il n’a pas tout à fait tort : à moins de regarder dans le rayon adulte, où le style des chaussures n’est pas forcément adapté à ses 11 ans, il n’y a vraiment rien pour lui. Pourtant en arrivant, je pensais bien trouver son bonheur (et mon soulagement dans le secteur « junior » affichant  officiellement des tailles jusqu’au 39. J’avais oublié que ces panneaux sont mensongers et les tailles situées aux deux extrêmes sont TOUJOURS purement virtuelles). Soit, ce n’est pas pour rien que j’ai prévu un second magasin.


Il est l’heure de dégainer mon joker et de trouver fissa de quoi chausser mon Petit dernier. Là l’objectif semble plus simple : éviter de se ruiner, tout élément de sa garde robe étant condamné à finir troué dans les semaines (jours ?) qui suivent son achat. Coup de chance extraordinaire qui m’a fait sensiblement avancer dans l’épreuve : une paire de chaussures plutôt mignonnes, à sa taille, et en promotion se trouve comme par miracle juste là sous mes yeux. Je peux donc passer au second magasin dans l’espoir de terminer ma quête et de laisser ma Sauterelle réfléchir encore un peu.


Ben voyons.

 

Depuis le temps je devrais savoir que faire durer l’épreuve n’est que pur masochisme. Toute mère qui a un jour tenté de faire du shopping avec un fils pré ado pas vraiment intéressé par les fringues sait bien que la règle numéro 1 de la tranquillité d’esprit consiste à ne pas prolonger trop longtemps la durée du shopping. Ce détail m’étant bêtement sorti de la tête, j’ai donc droit à tous les arguments de mon Terrible pour en finir avec cette quête d’une nouvelle paire de chaussures. « TOUT est moche, RIEN n’est à ma taille, je savais AVANT que ça n’irait pas, je veux dormir ( ???) »  et la phrase qui résume tout : « c’est NUL ».

 

Le choix était donc simple : lui acheter n’importe quelle paire de chaussure pour la laisser au fond du placard, l’étrangler sur le champ, ou repartir les mains vides, mais les nerfs en pelote. Dis comme ça, on comprend immédiatement que je n’avais pas d’autres possibilité que de laisser tomber et de considérer que deux succès sur trois signeraient tout de même une victoire.


Surtout que la Sauterelle a enfin trouvé son bonheur. Avec une hauteur de talons qui dépasse largement mes ultimes limites, celles que je m’étais jurée de ne pas franchir. Tant pis pour moi, je pourrai désormais contempler à loisirs l’étendue de mon laxisme en levant la tête pour tenter d’observer ma fille qui me dépasse d’une bonne tête avec ses nouvelles bottines.

Mais chaque victoire a un prix, n’est-ce pas ?

Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 15:51

ane.JPGJe ne parle pas de bébé, non merci sans façons ! La Sauterelle étant une parfaite ado (plus qu’une ado parfaite !) Le Terrible toujours aussi terrible et Petit Dernier se trouvant très à l’aise dans un rôle de petit roi, il est hors de question d’envisager le début d’une ébauche de possibilité d’un quatrième. Et de façon catégoriquement définitive.

 

Non, je vous voulais plutôt vous annoncer que nous avons deux nouveaux animaux de compagnie.

 

Je vous parlé suffisamment souvent de Bob pour que vous sachiez que j’ai tout fait pour m’en faire un copain. Mais une taupe, ça n’a pas tellement d’avantages comme animal de compagnie. D’abord on ne la voit pas souvent. J’ai du croiser Bob 3 fois ces deux dernières années et encore la dernière fois, c’était pour son enterrement. Alors forcément, ce n’est pas facile de s’attacher.

 

Ensuite la taupe est aveugle et doté d’un cerveau que, sans être spécialiste, ni vouloir jouer les mauvaises langues, je qualifierai de limité. Ça ne fait pas non plus de tour, ça ne prend pas des poses craquantes, ça ne se laisse pas caresser, ça ne rapporte pas la balle quand on la lui lance, non, vraiment, on peut se faire beaucoup d’idées sur la taupe comme nouvel animal de compagnie, mais je vous assure que c’est un concept qui n’a pas d’avenir.

 

Sans compter que si ça ne coûte pas cher à nourrir, ça fait encore plus de dégâts dans un jardin  qu’un chiot de trois mois qu’on laisse sans surveillance pendant 12 heures !

 

On a donc pensé plus grand et plus utile en même temps. Plutôt qu’une bestiole qui massacre notre pelouse, nous en avons choisit deux qui la tondent. L’idée de départ n’est pas mauvaise et pour le moment je suis plutôt ravie de nos deux ânes.

 

Surtout que mieux que l’adoption plénière, nous avons trouvé le compromis idéal : nous ne les avons qu’en pension, leur propriétaire habitant juste à côté se chargeant de l’intendance, des frais de vétérinaires éventuels, de s’en occuper lorsque nous partons en vacances et même de leur apporter à boire. Nous, nous ne sommes là que pour caresser, câliner, regarder et les laisser profiter de l’herbe toute fraîche, des superbes chardons et des fleurs de trèfles délicieuses. Et le retour sur l’investissement est tout à fait intéressant : au bout de trois jours, ils commencent à répondre quand on les appellent et adorent se faire gratouiller l’encolure.

 

Je crois que pour une fois, on a trouvé un animal de compagnie à notre portée !

Par elodie
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 09:49


petite-souris.jpg Non je n’ai pas adopté de nouveaux rongeurs à la maison, je parle juste de LA Petite Souris, celle qui a la plus fameuse collection de dents de lait que l’on puisse imaginer. Chez moi elle a encore du boulot avec Petit dernier. Il a beau avoir un esprit très mathématiques, sa logique de 6 ans s’adapte sans souci aux histoires de Père Noël et de Petite Souris. Autrement dit : ce sont des sujets sérieux, avec lesquels on ne plaisante pas.

 

Je ne m’en plains pas. Je me régale même à enjoliver les histoires et à préserver les surprises pour le seul plaisir de voir ce petit air émerveillé sur le visage de Petit dernier comme sur ceux de ses frère et sœur avant lui.

 

Il y a juste un léger détail qui me pose problème. Pourquoi faut-il toujours que le Père Noël et Petite Souris travaillent de nuit, hein ? On aurait pu faire en sorte qu’ils fassent le même boulot pendant que les enfants ne sont pas à la maison, ou qu’ils sont occupés dans une autre pièce, ça fonctionnerait tout aussi bien ! Eh ben non, un esprit tordu a décidé de se venger et de leur faire faire des nocturnes. Vous allez me dire que je râle pour pas grand-chose, et qu’un simple passage dans la chambre des enfants la nuit, ce n’est pas bien méchant, et que le soir de Noël ils s’effondrent bien avant les parents de toutes façons.

 

Je veux bien admettre qu’en théorie, ce n’est pas si gênant de jouer les Petites Souris noctambules.

 

Mais encore faut-il avoir la pièce ou le billet ad hoc, c’est-à-dire du même montant que celui donné la dernière fois parce le « maman pourquoi la petite souris elle m’a donné moins que la dernière fois, et moins qu’à mon frère ? » gâche le regard émerveillé.

 

Encore faut-il que l’enfant s’endorme à l’heure prévue, même un soir sans école le lendemain, et/ou qu’il ne se réveille pas 5 minutes avant l’heure prévue pour le passage de la Petite Souris.

 

Encore faut-il que la Petite Souris ne choisisse pas ce soir là pour s’endormir à moitié sur son canapé et monte se cocher en oubliant qu’elle a une fonction super importante à assumer juste à ce moment-là.

 

Encore faut-il tout simplement que la petite souris ne sois pas, au choix : une mère ou un père indigne, une tête de linotte, une étourdie à qui il suffit de dire qu’elle ne doit pas oublier un truc pour que justement cela lui passe complètement au dessus de la tête. Surtout qu’il est difficile de marquer en gros sur le pense bête de la cuisine : « penser à jouer la petite souris » de peur d’oublier de l’effacer ensuite !

 

Avec tout ça, vous comprendrez que la Petite souris peut se manquer. Et que quand Petit Dernier s’est levé ce matin et que à la place de son air émerveillé j’ai entendu « Maman, j’ai une mauvaise nouvelle », j’ai tout de suite  compris que la petite souris avait manqué à tous ses devoirs et je me suis pris une gifle de culpabilité maternelle en pleine face. Surtout qu’il a fallu rassurer Petit Dernier et lui expliquer malgré tout que même une dent cassée gardait toute sa valeur pour la Petite Souris et que ce n’était donc pas sa faute à lui, si elle n’était pas passée, mais qu’elle avait du avoir trop de boulot, ou bien elle était fatiguée ou étourdie, bref, bientôt bonne pour la maison de retraite, la Petite Souris.

 

J’ai tout de même trouvé une issue à tout ça en allant jeter un œil dans la chambre de Petit Dernier et en découvrant deux boites à dent (merci les cadeaux des dentistes pour les enfants sages !), dont une vide ! La voilà, mon explication : « La Petite Souris s’est trompée : elle a ouvert la boite vide, n’as pas vu de dent, et elle est repartie ! » A défaut d’émerveillement, j’ai eu droit au soulagement (une petite souris sénile, ça n’était pas rassurant pour l’avenir) sur le visage de Petit Dernier.

 

Il n’en reste pas moins que la Petite Souris n’a pas intérêt à se louper ce soir ! 


Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 10:23

Mon frère ayant assassiné accidentellement l’unique poisson rouge que nous ayons possédé dans le but louable de récréer une eau turquoise en trempant un feutre dans son bocal (circonstances atténuantes : il ne devait pas alors avoir plus de 6 ou 7 ans), je n’avais pas une expérience très pointue de l’élevage de poisson. Grave erreur, je pense dans le cas de Bubulle, acheté avec bocal, décorations kitchissimes, machine à bulles pour lui procurer de l’oxygène (si, si, monsieur Bubulle a eu droit à son jacuzzi), et autres accessoires indispensables.

 

Bubulle a donc bénéficié des soins affectueux de mes trois schtroumpfs, chargés de le nourrir (« mais pas trop parce que maman sur le site des poissons rouges on explique qu’il ne faut pas trop leur donner à manger »), de changer son eau (« un tiers à la fois parce que sur le site des poissons rouges, ils expliquent que ça peut le stresser de changer son eau d’un seul coup ») et de veiller à sa santé.


Je dois bien reconnaître qu’ils se sont très bien occupés des deux premiers points. Pour le dernier, ça a été plus problématique, mais je n’irai pas leur reprocher de ne pas savoir détecter les premiers symptômes de la maladie dont Bubulle a été victime en moins de deux semaines. Ma Sauterelle est même rapidement parvenue à poser un diagnostic au nom charmant (merci l’indispensable site des poissons rouges) et j’ai donc pu me précipiter pour acheter le médicament destiné à sauver Bubulle de la « pourriture des nageoires et de la bouche » (sic !!!).

 

Aujourd’hui, je peux vous dire une chose : si les traitements pour humains étaient aussi efficaces, on serait plutôt mal barrés. A moins que la pourriture des nageoires soit vraiment une maladie mortelle. En tout cas, Bubulle n’y a pas résisté et est décédé 15 jours après son adoption.

 

Mais le pire était encore à venir avec le désespoir absolu de Petit dernier. Désespoir qui a résisté à une journée d’école et à de devoirs de maths, signe d’une gravité extrême.

Pour tenter d’endiguer les flots de larmes, il a donc fallu enterrer Bubulle dans le jardin. J’imagine que peu de poissons rouges ont eu droit à un tel service funèbre : croix, stèles avec messages d’adieu, larmes des participants et visites pour se recueillir auprès de la tombe du défunt poisson. Nous avons donc également dû décrire le paradis des poissons, avec des coquillages, des coraux, et de belles algues. « Et des crevettes ? » Ah oui, j’oubliais des crevettes, mais il en a plein bien sûr.

 

Mais surtout il a fallu expliquer que cette fois c’était sûr, il n’y aurait pas de remplaçant à Bubulle. Ni avec des écailles, ni avec des plumes, ni avec des poils. Rien, fini, terminé. Et alléluia, une parade a été trouvée : l’animal virtuel !

 

Après tout, observer un poisson à travers un bocal ou derrière un écran d’ordinateur, c’est pareil, non ?

Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 12:24

J’ai cédé. Et comme à chaque fois que je cède à une demande des enfants, j’ai fini par le regretter.

 

Cette fois, la demande avait pourtant été pesée, examinée, corrigée, représentée, réexaminée. Le pour et le contre avait été largement mesuré, les arguments longuement débattus. Pour un peu, on se serait cru devant un enjeu aussi énorme que la réforme du système de santé américain.

 

Sauf que le sujet concerné n’étaient pas le bien être de millions d’Américains mais la possibilité (presque aussi essentielle apparemment) pour mes schtroumpfs d’avoir un « petit animal de compagnie » comme le dit Petit Dernier.

 

Ils m’ont bien fait comprendre que les animaux des jardins ça n’était pas du tout pareil, que les écureuils ne se laissaient pas approcher, que Bob ne montrait plus le bout de son museau et que câliner son propre animal ça n’avait rien à voir. Je veux bien, mais va expliquer ça aux allergènes familiaux ! La condition a donc vite été posée : pas de poils ! Le choix qui en découle était plutôt limité et plus encore quand on y regarde de plus près.

 

Un chat sans poils ? Quelle horreur !

 

Un oiseau ? Il y en a plein les arbres du jardin et je ne me suis pas remise de la chanson de Pierre Perret de mon enfance, hors de quetsion donc d'avoir chez moi "un petit oiseau prisonnier" !.

 

Une tortue ? Malheureusement, j’ai découvert que Caroline, la tortue de ma Mamie, la toute bête tortue terrestre, était entre temps devenue un animal protégé et interdit à la vente !

 

Je passerai rapidement sur l’option serpent-araignée-varan que personne heureusement n’a eu l’idée d’avancer.

 

Ce qui nous laissait le poisson rouge.

 

A suivre...

Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 12:20

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les enfants et les adultes ont des réactions complètement opposées  vis-à-vis de leur courrier. Mes schtroumpfs à moi (et d’après ce que j’ai compris, ils ne sont pas des cas isolés) sautent de joie quand ils reçoivent  une lettre à leur nom. Nous beaucoup moins.

 

Pour être franche, ce serait plutôt l’inverse. Au mieux la carte postale de vacances nous fait sourire, le faire part nous annonce une bonne nouvelle, mais ça doit faire 25 ans que je n’ai pas reçu une longue lettre d’une amie qui me raconte sa vie. Au quotidien mon courrier c’est plutôt factures, papiers administratifs et autres réjouissances du même style. Tout à fait le genre de choses qui ne me tirent pas le moindre commencement d’ébauche de sourire.

 

C’est sans doute ce qui explique que je ne sois pas très pressée de découvrir ce que m’apporte mon facteur tous les jours. Et que je laisse bien volontiers mes garçons se battre pour avoir l’immense bonheur d’aller chercher le courrier. Ce n’est pas plus mal parce qu’il fallait compter sur moi pour courir avec joie et entrain jusqu’à ma boite à lettres, ça n’avancerait pas le règlement de mes factures. Déjà, j’ai du mal à envoyer mon courrier, alors le récupérer, je n’en parle même pas.

 

Ce sont donc mes fils qui ont officiellement en charge la distribution du courrier, et depuis que mon Terrible a des horaires (atroces selon lui) de collégien, Petit dernier a récupéré l’essentiel de cette charge honorifique.

 

Hier, c’est donc Petit Dernier qui m’a une nouvelle fois démontré  à quel point l’âge modifiait profondément notre vision du monde, lorsqu’après son retour de la boite à lettres, il m’a annoncé fièrement, une immense sourire aux lèvres : « Maman, j’ai une  bonne nouvelle ». Mais la devinette était bien trop compliquée pour moi puisque il ne s’agissait ni d’une carte d’anniversaire en retard, ni de l’arrivée de son J’aime lire, ni d’une lettre pour ses frère et sœur.

 

Non, dans sa main, il n’y avait qu’une jolie enveloppe pour nous, adultes. Une jolie enveloppe ornée d’une Marianne en haut à gauche (à la réflexion je me demande si ce n’est pas ce qui lui a plu) et envoyé par le Ministère du budget. Tout à fait le genre d’enveloppes qui poussent comme des champignons à l’automne. Sauf que là, comble du bonheur et de la bonne nouvelle, il s’agissait un nouvel impôt à payer auquel je ne m’attendais même pas.

 

A quand la prochaine grève de la poste que je fasse enfin une pause avec les « bonnes nouvelles » ?

Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 12:07

Il y a deux sortes de personnes qui fréquentent les salons : ceux qui viennent pour acheter, ou au minimum, se renseigner dans le but d’acheter, et ceux qui viennent pour regarder. J’ai dans l’idée qu’au Grand Pavois, le salon nautique de La Rochelle, l’essentiel des visiteurs appartient à la seconde catégorie. Enfin, en ce qui concerne les bateaux du moins. D’expérience je peux vous assurer qu’on y achète beaucoup plus facilement des ti’punch, des habits ou des drapeaux pour décorer les chambres des enfants.

 

De toutes façons, j’ai été très claire dès le départ : « Et si on allait chercher des idées pour pas se retrouver sans idée quand on aura gagné au loto ? ». En toute logique, ce genre de proposition ne mange pas de pain et ne donne pas lieu à des objections du style « ah mais non, on ne peut pas, on a une pompe à chaleur à financer ». C’est l’avantage du mot magique loto. Va comprendre pourquoi j’ai le seul homme au monde qui aime bien la mer, qui est même en possession d’un permis bateau dont il s’est servi au moins 2 fois (mais « on ne sait jamais, on pourrait en avoir besoin un jour et ce jour là on sera bien content ») et qui trouve de quoi me répliquer « ah ben non si on  gagne au loto, on n’achète pas de bateau c’est trop d’entretien ». On sent l’homme d’expérience, pour qui les travaux à la fois multiples et insoupçonnés d’une maison ancienne n’ont plus de secrets. Mais comme j’ai toujours raison, j’ai trouvé l’argument choc : « quand on aura gagné un loto, on pourra payer quelqu’un qui s’occupera de l’entretien du bateau ».

 

Malgré toute sa magie, le mot loto reste toutefois à manier avec prudence. Je m’en suis rendu compte le jour où je suis allée remplir une grille avec Petit dernier qui a été très intrigué par ma démarche. Mes explications ont du être un peu simplistes si j’en juge sa déception lorsqu’il a appris que « non mon chéri, on n’a pas gagné ». Cette fois-ci j’ai donc bien précisé que je n’avais pas joué, donc aucune chance de gagner et que c’était juste pour voir.

 

Le souci, c’est que les vendeurs de yachts doivent avoir l’habitude des futurs gagnants du loto et que désormais ils prennent leur précaution. Soit on est munis du billet gagnant et du chèque de la Française des jeux, soit on ne monte pas sur les bateaux. Enfin, pas sur ceux qui font rêver. Le rêve doit rester flou, peut-être pour mieux éviter les déceptions aux enfants.

 

Tant pis, cela ne nous a pas empêché de critiquer, comparer et admirer, ou de choisir nos préférés même s’il faudra revenir une fois les euromillions empochés pour vérifier la taille des cabines. Parce que tout de même, je ne tente pas les supercagnottes pour me contenter de dormir dans un cagibi, non mais ho !

Par elodie - Publié dans : Ma 'ptite vie de famille
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 15:25

Elle sera bientôt chez elle. Dans sa chambre qui l’attend depuis longtemps. Elle fera connaissance avec son chat. Elle boira ses biberons dans les bras de ses parents. Les réveillera la nuit en pleurant. Leur offrira ses sourires en cadeau. Comme les autres bébés longtemps attendus. Ni plus ni moins.


A quelques différences près.


Elle n’est pas née aujourd’hui, ni hier mais au printemps dernier.


Elle n’a pas connu la chaleur des bras de ses parents les premières semaines qui ont suivi sa naissance.


Elle a déjà deux prénoms, l’ancien et le nouveau, comme deux facettes de sa petite vie.


Elle a des yeux immenses qui n’ont que trop tardé à découvrir le regard attendri de ses parents.


Elle n’a pas encore de passé à elle, mais déjà une longue histoire derrière elle.


Elle a été confiée par sa nourrice à sa maman et non pas l’inverse.


Elle a fait le tour du monde dans la tête de ses parents pour les surprendre à deux pas de chez eux.


Elle a été attendu une bonne cinquantaine de mois de plus que les 9 mois habituels.


Elle a été aimée, pleurée, espérée, rêvée, bien avant d’avoir été conçue.


Elle a, comme dans les contes de fée, une bonne vingtaines de marraines qui ont veillé sur elle en réchauffant le cœur de sa maman les jours les plus tristes et en frissonnant avec elle les jours d’espoir.


Elle est à la fois fleur et étoile, double symbole de beauté et de lumière, de bonheur et d’espoir.


Et c'est tout ce que je lui souhaite !
Par elodie - Publié dans : Ma p'tite vie de fille
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