Mon
frère ayant assassiné accidentellement l’unique poisson rouge que nous ayons possédé dans le but louable de récréer une eau turquoise en trempant un feutre dans son bocal (circonstances
atténuantes : il ne devait pas alors avoir plus de 6 ou 7 ans), je n’avais pas une expérience très pointue de l’élevage de poisson. Grave erreur, je pense dans le cas de Bubulle, acheté avec
bocal, décorations kitchissimes, machine à bulles pour lui procurer de l’oxygène (si, si, monsieur Bubulle a eu droit à son jacuzzi), et autres accessoires indispensables.
Bubulle a donc bénéficié des soins affectueux de mes trois schtroumpfs, chargés de le nourrir (« mais pas trop parce
que maman sur le site des poissons rouges on explique qu’il ne faut pas trop leur donner à manger »), de changer son eau (« un tiers à la fois parce que sur le site des poissons rouges,
ils expliquent que ça peut le stresser de changer son eau d’un seul coup ») et de veiller à sa santé.
Je dois bien reconnaître qu’ils se sont très bien occupés des deux premiers points. Pour le dernier, ça a été plus problématique, mais je n’irai pas leur reprocher de ne pas savoir détecter les premiers symptômes de la maladie dont Bubulle a été victime en moins de deux semaines. Ma Sauterelle est même rapidement parvenue à poser un diagnostic au nom charmant (merci l’indispensable site des poissons rouges) et j’ai donc pu me précipiter pour acheter le médicament destiné à sauver Bubulle de la « pourriture des nageoires et de la bouche » (sic !!!).
Aujourd’hui, je peux vous dire une chose : si les traitements pour humains étaient aussi efficaces, on serait plutôt mal barrés. A moins que la pourriture des nageoires soit vraiment une maladie mortelle. En tout cas, Bubulle n’y a pas résisté et est décédé 15 jours après son adoption.
Mais le pire était encore à venir avec le désespoir absolu de Petit dernier. Désespoir qui a résisté à une journée d’école et à de devoirs de maths, signe d’une gravité extrême.
Pour tenter d’endiguer les flots de larmes, il a donc fallu enterrer Bubulle dans le jardin. J’imagine que peu de poissons rouges ont eu droit à un tel service funèbre : croix, stèles avec messages d’adieu, larmes des participants et visites pour se recueillir auprès de la tombe du défunt poisson. Nous avons donc également dû décrire le paradis des poissons, avec des coquillages, des coraux, et de belles algues. « Et des crevettes ? » Ah oui, j’oubliais des crevettes, mais il en a plein bien sûr.
Mais surtout il a fallu expliquer que cette fois c’était sûr, il n’y aurait pas de remplaçant à Bubulle. Ni avec des écailles, ni avec des plumes, ni avec des poils. Rien, fini, terminé. Et alléluia, une parade a été trouvée : l’animal virtuel !
Après tout, observer un poisson à travers un bocal ou derrière un écran d’ordinateur, c’est pareil, non ?
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J’ai cédé.
Et comme à chaque fois que je cède à une demande des enfants, j’ai fini par le regretter.
Je ne sais
pas si vous avez remarqué mais les enfants et les adultes ont des réactions complètement opposées vis-à-vis de leur courrier. Mes schtroumpfs à moi (et d’après ce que j’ai compris, ils ne
sont pas des cas isolés) sautent de joie quand ils reçoivent une lettre à leur nom. Nous beaucoup moins.
Il y a deux
sortes de personnes qui fréquentent les salons : ceux qui viennent pour acheter, ou au minimum, se renseigner dans le but d’acheter, et ceux qui viennent pour regarder. J’ai dans l’idée
qu’au Grand Pavois, le salon nautique de La Rochelle, l’essentiel des visiteurs appartient à la seconde catégorie. Enfin, en ce qui concerne les bateaux du moins. D’expérience je peux vous
assurer qu’on y achète beaucoup plus facilement des ti’punch, des habits ou des drapeaux pour décorer les chambres des enfants.
Elle sera bientôt
chez elle. Dans sa chambre qui l’attend depuis longtemps. Elle fera connaissance avec son chat. Elle boira ses biberons dans les bras de ses parents. Les réveillera la nuit en pleurant. Leur
offrira ses sourires en cadeau. Comme les autres bébés longtemps attendus. Ni plus ni moins.
J’adore la fin de l’année scolaire.
Après un an
(enfin, une année scolaire, donc 10 mois, mais on ne va pas chipoter pour si peu) de fréquentation régulière de la piscine, je rentre dans la cour des grands.
J’ai compris
pourquoi les maîtresses transmettent aux parents les menus de la cantine.
Pour les
chuchotis fraternels qui dépassent pendant plusieurs jours le niveau sonore d’une conversation normale mais qui s’interrompent systématiquement dès mon entrée dans la pièce.
La scène se
passe
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