Qu’on l’appelle loi
de Murphy, Viedemerde ou « pourquoi je ne suis pas restée couchée ce matin », l’idée de base reste la même : il y a des jours où la bonne étoile qui veille sur nous a du se faire
embarquer par des syndicalistes extrémistes pour une grève totale et nous laisse lâchement en plan.
Ça commence par exemple quand on se lève le matin et que le jardin est subitement passé du vert au blanc. C’est très joli tout ça, et ça plaît aux enfants, mais il faut juste avoir envie d’hiberner ou le temps de faire une bataille de boules de neige. C’est moins drôle quand ça oblige à repousser deux rendez-vous professionnels à 45 kilomètres de chez moi. Les deux seuls rendez-vous du mois.
Et forcément il faut que ça tombe le jour de notre anniversaire de rencontre, avec petit resto sympa prévu. Et qui dit petit resto sympa ici dit petit trajet en voiture. Déjà qu’il faut que je prenne la voiture pour aller acheter du pain, vous imaginez bien que je ne vais pas pouvoir trouver un restaurant (même nul) sans devoir faire des kilomètres. Ça ne me gêne pas. Sauf le jour où la luge ou le traîneau sont les deux seules moyens de transport envisageables.
Comme je suis une fille positive, je prends sur moi et décide que « c’est pas grave, dans l’après-midi, la neige aura fondu, la température sera plus clémente, et j’irai acheter de quoi préparer un bon repas ». Il suffira juste de remplacer la soirée en amoureux par la soirée en famille.
Je ne me suis pas trompée, dans l’après-midi la neige a suffisamment fondu sans avoir gelé, ma voiture peut donc rouler sans que je sois obligée de faire un stage de conduite sur neige auparavant. Les gros flocons, ces traîtres perfides, ont juste attendus que je monte dans ma voiture pour recommencer à tomber. Deux kilomètres plus loin, une pellicule blanche couvrant déjà la route, j’ai décidé de faire demi-tour.
Après tout à quoi ça sert d’avoir un congélateur si ce n’est pour faire face à ce genre de situation. Et puis il me reste deux œufs, largement (je positive, j’ai dit !) assez pour préparer un dessert. Je parviens donc à tout décongeler à concocter le fameux repas et même un apéro basique, il ne manque plus que la cuisson à faire au dernier moment, pendant qu’on sirotera notre champagne. Je fais chauffer l’eau, je jette donc mes pâtes dans l’eau, j’allume mon four et je commence à croire que tout est arrangé quand ma bouteille de gaz décide que non, ce serait bien plus rigolo de se mettre en rade. Et évidemment que non, je n’ai pas de réserve, que oui j’ai oublié une fois de plus d’acheter une bouteille neuve, que c’était bien noté sur ma liste de courses mais si vous avez bien suivi, les courses, elles sont restées très virtuelles. J’ai donc pu vérifier que les pâtes ça a vraiment besoin d’eau bouillante pour cuire (sinon c’est en même temps dur et mou, assez étrange comme consistance, peut-être intéressant pour une expérience de physique quantique mais réellement dégueulasse), que les gambas crues même décongelées ça ne me tente pas du tout et que le coulant au chocolat ne demande que 10 minutes de cuisson, mais entre 10 et 0, il y a un fossé.
On a donc savouré quelques restes à se partager (pas tant que ça, surtout avec des enfants à l'appétit d'ados) et un paquet de chips. Et des noix en dessert. Comme repas de fête on fait mieux. Surtout que j’ai confondu un cerneau et un bout de coquille et que ma dent n’a pas aimé du tout. Ça doit expliquer que je sente depuis un morceau de molaire bouger.
J’ai bien mérité de figurer en tête de liste des VDM, non ?
Enfant, j’adorais les calendriers de l’avent.
Ça y est, je suis prête à survivre à koh lanta au moins. En tout cas, j’ai subi une séance d’entraînement intense qui ne peut que me servir au cas où je me retrouve un jour dans des
conditions extrêmes. Je suis allée acheter des chaussures à mes schtroumpfs. Les 3 ensemble.
Non je n’ai pas adopté de nouveaux rongeurs à la maison, je parle juste de LA Petite Souris, celle qui a la plus fameuse collection de dents de lait que l’on puisse
imaginer. Chez moi elle a encore du boulot avec Petit dernier. Il a beau avoir un esprit très mathématiques, sa logique de 6 ans s’adapte sans souci aux histoires de Père Noël et de Petite
Souris. Autrement dit : ce sont des sujets sérieux, avec lesquels on ne plaisante pas.
Mon
frère ayant assassiné accidentellement l’unique poisson rouge que nous ayons possédé dans le but louable de récréer une eau turquoise en trempant un feutre dans son bocal (circonstances
atténuantes : il ne devait pas alors avoir plus de 6 ou 7 ans), je n’avais pas une expérience très pointue de l’élevage de poisson. Grave erreur, je pense dans le cas de Bubulle, acheté avec
bocal, décorations kitchissimes, machine à bulles pour lui procurer de l’oxygène (si, si, monsieur Bubulle a eu droit à son jacuzzi), et autres accessoires indispensables.
J’ai cédé.
Et comme à chaque fois que je cède à une demande des enfants, j’ai fini par le regretter.
Je ne sais
pas si vous avez remarqué mais les enfants et les adultes ont des réactions complètement opposées vis-à-vis de leur courrier. Mes schtroumpfs à moi (et d’après ce que j’ai compris, ils ne
sont pas des cas isolés) sautent de joie quand ils reçoivent une lettre à leur nom. Nous beaucoup moins.
Il y a deux
sortes de personnes qui fréquentent les salons : ceux qui viennent pour acheter, ou au minimum, se renseigner dans le but d’acheter, et ceux qui viennent pour regarder. J’ai dans l’idée
qu’au Grand Pavois, le salon nautique de La Rochelle, l’essentiel des visiteurs appartient à la seconde catégorie. Enfin, en ce qui concerne les bateaux du moins. D’expérience je peux vous
assurer qu’on y achète beaucoup plus facilement des ti’punch, des habits ou des drapeaux pour décorer les chambres des enfants.
Elle sera bientôt
chez elle. Dans sa chambre qui l’attend depuis longtemps. Elle fera connaissance avec son chat. Elle boira ses biberons dans les bras de ses parents. Les réveillera la nuit en pleurant. Leur
offrira ses sourires en cadeau. Comme les autres bébés longtemps attendus. Ni plus ni moins.
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