La chasse est ouverte !
Mais bien sûr que je ne vous parle pas de la chasse avec un fusil pour tirer sur les petits animaux. Vous m’imaginez vraiment pratiquer ce genre d’activité ? Et puis j’aurais l’air fine, avec Petit dernier qui est justement en pleine période Disney, je me vois mal aller lui raconter que je pars exterminer la maman de Bambi.
Bref ma chasse à moi se pratique aussi bien en ville (je soupçonne même qu’elle doit être plus fréquente en ville) qu’à la campagne et est plus féminine que masculine. Je parle bien sûr de chasse aux poils.
Donc ce matin en pratiquant cette activité absolument passionnante, il m’est venue tout plein d’idées (il faut dire que vu le niveau intellectuel demandé par cette activité, j’ai le temps de penser dans ces moments-là).
La première c’est que j’ai beau utiliser un appareil électrique de base (un vrai, genre Epilady, j’ai dépassé l’âge de pierre et l’époque de mon adolescence où je m’épilais à la cire que je faisais fondre dans la casserole. Mais néanmoins un appareil tout simple, sans massage pour préparer la peau, sans dispositif anti-douleurs, etc), je ne vois pas où ça fait mal. Je ne suis pas Zorro ou une super-héroine, je déteste certains trucs comme aller chez la gynéco et je hurle quand je me cogne le petit de pied sur le pied de la table. Mais non, vraiment, je ne comprends pas toutes ces réflexions lues dans la presse ou entendues dans la bouche des copines expliquant en gros que c’est quand super douloureux de s’épiler (à moins de faire comme Pénélope Jolicoeur, mais c'est une autre histoire). Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une partie de plaisir, faut pas déconner mais moi je n’ai vraiment pas mal.
Alors ma grande question est la suivante : suis-je la seule ? Auquel cas j’ai peut-être droit à une place de choix dans le Guinnes book comme la femme qui souffre le moins en s’épilant. Ça pourrait même faire joli sur mon CV, non ?
Mon vrai problème d’épilation est bien plus d’ordre visuel. Il faut dire que les conditions ne sont pas réunies. D’abord, comme ma salle de bains doit être la seule pièce aux normes dans ma maison, on n’y trouve aucune prise. Je suis donc obligée de m’épiler dans ma chambre (oui j’évite quand même le salon ou les chambres des schtroumpfs), et dans ma chambre côté luminosité c’est assez nul.
En plus, pour m’épiler (comme pour tout le reste d’ailleurs), j’ai besoin de mes lunettes. A partir de là, j’ai le choix : soit je m’épile les jambes en l’air et mes lunettes peuvent rester sagement sur mon nez, soit je suis obligée de pencher la tête et donc de tenir mes lunettes d’une main et l’Epilady d’une autre. Pourquoi pas pédaler en même temps pour faire fonctionner l’électricité pendant qu’on y est ?
Mais admettons que je parvienne à scotcher mes lunettes sur mon nez (je n’ai pas encore essayé la Patafix, c’est une idée pour la prochaine séance de chasse aux poils !), il me resterait encore à me contorsionner suffisamment pour voir l’envers de mes jambes. Parce que j’ai beau passer l’appareil derrière les jambes, je ne vois jamais ce que j’épile et je n’ose pas imaginer les horribles poils qui stagnent là depuis des années. Je suis sûre qu’ils me narguent en voyant passer l’épilateur tout près d’eux, mais jamais sur eux !
Alors bien sûr, pour remédier à tous ces problèmes je pourrais aller chez l’esthéticienne. Mais ça prend du temps, ça me gonfle, ça n’est pas donné et ça n’est pas aussi pratique. Il ne me reste donc plus qu’à suivre un stage de danse balinaise et à me faire opérer de la myopie. En attendant, je remercie la nature de ne pas m’avoir faite trop poilue, ça fait toujours des poils en moins à faire de la résistance sur l’envers de mes jambes !