In the Vendée
Mon petit coin de cambrousse est adoré des Anglais. Ils ont acheté toutes les vieilles maisons du coin et les retapent (avec des méthodes parfois étranges mais c'est un autre sujet). Conséquence : l'immobilier flambe (tout est relatif, rien à avoir avec Paris ou la côté d'Azur, c'est quand même la campagne profonde) et les enfants seront bilingues (je croise les doigts !).
Autre répercussion imprévue, l'attraction du coin le vendredi soir c'est le van Fish and chips. Sur la place d'un petit village, chaque semaine, un couple d'anglais entre deux âges prépare de vrais Fish and chips, comme on en trouve même plus en Angleterre... à moins d'aller dans un village au moins aussi perdu que le mien. Il sont enveloppés dans du papier, on a droit à la sauce à l'oignon ou au curry, ça doit bien avoisiner les 2500 calories la bouchée, et en plus on les commande en VO.
Dans le café d'à côté, un bistrot franchouillard rescapé des années 50, c'est toute la population anglaise qui se presse ces soirs-là, autour d'une bière (souvent plus belge que Guinness), puis d'une autre. Allez, même d'une troisième. Face aux patrons du bar et aux quelques français venus s'encanailler en mangeant de la nourriture d'Outre-Manche, c'est carrément le choc des cultures.
Et le plus étonnant dans tout ça, ce sont les enfants qui baragouinent un peu les deux langues, autour du baby foot, mais qui se débrouillent toujours pour se comprendre.
Ma campagne, c'est l'Europe !