Colliers de nouilles et autres chefs-d'oeuvre
Quand j'avais 8 ans, les deux jours les plus importants de l'année étaient Noël et mon anniversaire. Si toutes mes copines ou presque étaient du même avis que moi (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, leur jour préféré à elles était celui de leur anniversaire, pas du mien !), je trouvais mes parents bien moins excités à l'approche de ces grands moments. Je dirais même que l'idée d'avoir un an de plus était loin de faire naître un sourire sur leurs lèvres. Ce qui restait pour moi un grand mystère : comment peut-on ne pas être ultra-méga-excité par son anniversiare ? Im-pos-si-ble ! D'ailleurs moi quand je serai grande, je serai toujours heureuse de fêter mon anniv !
Heureusement il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et comme je suis trèèèèèèèès intelligente (comme c'est mon blog, je peux dire ce que je veux !) j'ai beaucoup changé d'avis. Donc je ne trépigne plus d'impatience à l'approche de mon anniversaire, j'ai du mal sur les manèges qui bougent, tournent et sautent dans tous les sens, le « Coca à l'Américaine » (cocktail étrange inventé par mon cousin) n'est plus ma boisson préférée, etc, etc. Je vous rassure, j'ai gardé certaines amours inconditionnelles : entre autres, Noël, Sissi, les bains de vagues ou les jeux de société.
Mais contrairement à ce que j'imaginais du haut de mes 8 ans, la vie n'est pas devenue moins amusante sous prétexte que prendre un an de plus a perdu de sa saveur. Ouf ! J'ai même découvert que d'autres journées pouvaient être aussi chargées en émotion.
Et quand mes trois schtroumpfs se sont précipités vers moi hier matin avec leurs cadeaux en pâte à sel (oh les jolis bougeoirs et le magnifique... je-ne-sais-pas-quoi !) et leur poèmes bafouillés, je n'étais pas loin de verser ma larme. Je vais être franche, quitte à vexer définitivement le Père Noël, mais ce moment là, il était aussi fort que le déballage de mon déguisement d'infirmière du Noël de mes 5 ans !