La loi des séries
Ça ne doit pas être ma période en ce moment (ça ne l’est pas souvent, faut bien reconnaître). Après les courses ratées, j’ai continué sur ma lancée ce week-end. Si on prend comme référence Desperate Housewives, je vous avais déjà dit que j’étais plus Lynette que Bree. Et bien cette fois-ci j’ai testé Susan.
Au programme du dimanche : visite de ma copine aussi fausse vendéenne que moi, et sa dream team au complet (mari + 3 enfants). On n’habite pas loin, on a tout plein de points communs, on n’a pas une vie sociale intense vues nos racines locales, donc forcément, on se voit à chaque fois qu’il nous tombe un oeil en se promettant à chaque fois qu’on remettra ça « sans attendre aussi longtemps ». Mais allez savoir pourquoi quand il y a 6 enfants en jeu, il y en a forcément un de malade, un autre à accompagner à l’escrime ou au basket, le tout à concilier avec un boulot imprévu à finir impérativement pour la veille. Et mine de rien, tout ça a légèrement tendance à ralentir le processus de nos rencontres.
Tout ça pour dire que recevoir Aurélie à la maison, ce n’est tout de même pas rien, et comme elle est bourrée de (nombreux) talents et rien que des choses pour lesquelles je suis nullissime comme la danse, la photo ou la couture, j’avais tout de même un peu la pression. Sans mettre les petits plats dans les grands (faut pas pousser, c’est un dimanche midi avec 6 schtroumpfs à nourrir, pas vraiment le jour pour se lancer dans un canard à l’orange), j’avais prévu de nourrir tout le monde, simplement mais correctement. Ce qui signifie apéro copieux, plat familial copieux et gâteau au chocolat copieux.
Qui dit apéro avec enfants dit Champomy. Les bouteilles, achetées pour l’occasion avaient échappé par miracle au massacre des courses. Elles y avaient d’ailleurs tellement bien échappé qu’à 12h15, je les ai retrouvées bien rangées au fond du placard. Donc pas fraîches. Or le Champomy, c’est comme le champagne, si on veut que ça fasse festif, ça doit se boire frais. Pas de problème, il suffit de trouver une place dans le congélateur et hop, les enfants n’y verront que du feu.
Sauf que les enfants, ravis de se retrouver, ont filé droit dans les chambres et ont complètement zappé mon Champomy. Je l’ai donc retrouvé ce matin absolument par hasard en cherchant, les yeux encore à moitié fermés, un peu de pain dans le congélateur. Mais là, je ne risquais plus de l’ignorer. Ça a même été plus radical pour me réveiller que ma dose habituelle de caféine. Histoire de se venger d’avoir été oubliée là, la bouteille a explosé et a répandu son immonde jus figé mais toujours aussi collant sur les 3 étages du congélateur. Et moi, comme bien sûr, je n'avais rien de mieux à faire ce matin, j’ai passé un bout de temps à nettoyer le tout et à repêcher les bouts de verre qui se sont consciencieusement répartis dans les plus petits recoins.
Mais au moins l’avantage c’est que, ce matin, j'étais seule pour découvrir la catastrophe. Alors que dimanche, nous étions dix à participer au démoulage de mon… comment appeler ça ? gâteau au chocolat ?
Dans le moule (et je dois bien avouer, dans le four aussi), cela ressemblait plutôt à une croûte carbonisée. Sauf à l’intérieur où la consistance rappelait celle d’un moelleux au chocolat. Ça m’apprendra à m’obstiner à multiplier par 3 les doses du délicieux (mais si petit…) gâteau de ma grand-mère ! La tentative de sauvetage a donc consisté à découper le dessus du gâteau pour découvrir un magma chocolateux. Pas si mauvais au bout du compte, mais d’un esthétisme assez particulier.
D’ailleurs les enfants l’ont bien compris : ils avaient le choix au dessert entre le "gâteau moche" et le "joli gâteau", toujours au chocolat mais version d’Aurélie. Et à votre avis lequel a eu le plus de succès ?
Pfff, les enfants sont d’un conformisme parfois….